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▶ Formulaire de réponse (le 18 juin)
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カテゴリー : Francophonie, SJDFからのお知らせ

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Le 2 juin 2017

Monsieur le député, Monsieur le Président de l’université Daito-Bunka, Madame l’attachée de coopération du français, chers collègues, chers amis,

Je tiens à exprimer tout d’abord tous mes remerciements à l’université Daito Bunka qui nous accueille pour ce congrès de printemps de la SJDF dans un cadre magnifique. Mes remerciements s’adressent également à Monsieur Ogata, député du parti démocrate, qui a généreusement accepté notre demande de conférence sur les relations entre le Japon et la France. Je suis tout à fait persuadé que son intervention apportera un éclairage novateur et enrichira nos compétences culturelles et interculturelles.

En fait, c’est la première fois que la SJDF reçoit un homme politique dans un de ses congrès, et qui plus est, un député francophone. Rien de plus encourageant de constater qu’il est des hommes politiques pour s’intéressee à une langue étrangère autre que l’anglais, le français en occurrence, pour soutenir nos actions en faveur de l’enseignement du français, à une époque où le « tout anglais » domine le paysage éducatif et politique.

Nous savons tous que la conjoncture est aujourd’hui encore peu favorable à la promotion des valeurs liées à l’enseignement des langues autres que l’anglais, même si le monopole de l’anglais comme langue de mondialisation court peut-être le risque d’être remis en cause en raison de l’isolationisme des Étas-Unis sur la scène internationale et du départ imminent de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Ces deux faits ébranleront-ils le mythe de l’universalité de l’anglo-américain dans la communauté internationale ? D’ailleurs nous pouvons percevoir une lueur d’espoir dans la politique linguistique éducative du pays ; la commission de l’éducation de la municiapité de Tokyo a annoncé en avril le projet du Nouveau lycée international 新国際高校 où tous les lycéens apprendront à côté de l’anglais d’autres langues étrangères pendant trois ans. Le projet de l’école secondaire internationale de Tachikawa à Tokyo 都立立川国際中等教育学校 semble encore plus innovant dans la mesure où l’enseignement des langues autres que l’anglais y sera obligatoire dès la première année du collège, de sorte que les collègiens apprendront, par exemple, le français pendant six ans dans leur cursus scolaire. En plus l’école primaire annexe de cet établissement dispose de cours de sensibilisation aux langues étrangères comme matière facultative dès la première année, parallèlement aux cours d’anglais.

Ces nouveaux dispositifs témoignent de la détermination de la municipalité de Tokyo d’œuvrer à la diversité linguistique et culturelle, tout particulièrement à l’approche des JO de 2020. Cette politique linguistique contribue à renouveler le milieu éducatif puisque l’enseignement des langues autres que l’anglais au collège public n’a jusqu’ici jamais été obligatoire dans l’enseignement des langues étrangères au Japon. Une telle lacune signifie bien sûr une absence de programme et de matériaux pédagogiques aptes à répondre aux attentes du jeune public. Ce sera un défi à relever pour nous, enseignants de français, moins habitués à travailler auprès de tels apprenants.

Mais là réside notre espoir de maintenir et promouvoir l’enseignement des langues autres que l’anglais. Ces générations à venir deviendront le noyau dur des francophones dans le Japon du XXIe siècle, et seront susceptibles de prendre notre relève pour mener le combat au profit de la diversité linguistique et culturelle.

Avant de conclure, je tiens à exprimer tous mes reconnaissances à nos collègues algérienne ici présentes qui sont venues spécialement pour ce congrès de si loin. J’espère que leur participation renforcera l’entente cordiale et la compréhension mutuelle entre le Japon et l’Algérie au moyen de la langue de partage qu’est le français.

Que ces deux journées de congrès soient fructueuses en débat, en échange aussi bien qu’en convivialité.

NISHIYAMA Noriyuki,
Président de la Société Japonaise de Didactique du Français (SJDF)

 

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